Rechercher des localisations de stabilisation (Outils de serveur GeoAnalytics)
Résumé
Recherche les emplacements auxquels des objets en déplacement se sont arrêtés ou ont résidé en fonction de seuils de temps et de distance donnés.
Héritage :
L’extension ArcGIS GeoAnalytics Server devient obsolète dans ArcGIS Enterprise. La version finale de GeoAnalytics Server a été incluse avec ArcGIS Enterprise 11.3. Cet outil de géotraitement est accessible via ArcGIS Enterprise 11.3 et versions antérieures.
Illustration

Utilisation
Cet outil de géotraitement est disponible avec ArcGIS Enterprise 10.8 ou version ultérieure.
La couche en entrée doit être constituée d’entités ponctuelles temporelles qui représentent un instant donné dans le temps.
Les emplacements de stabilisation sont définis comme des observations séquentielles avec peu ou pas de déplacement sur une période donnée. Selon le champ d’application, ils peuvent être également désignés sous le nom de points de stabilisation ou détection d’inactivité.
Le tableau suivant répertorie la terminologie employée dans l’outil Find Dwell Locations (Rechercher les localisations d’arrêt) :
Terme
Description
Localisation d’arrêt
Entités représentant l’état stationnaire d’une piste en fonction de paramètres de temps et de distance donnés. Il s’agit du résultat en sortie de l’outil qui représente les entités d’emplacement sous forme de points, d’enveloppes convexes ou de centres moyens.
Piste
Séquence d’entités temporelles de type instant. Les entités sont identifiées comme faisant partie de la séquence par un champ d’identificateur de piste et elles obéissent à un classement temporel. Par exemple, une ville peut disposer d’un parc de chasse-neige qui enregistrent leur position toutes les 10 minutes. L’ID du véhicule pourrait représenter les différentes pistes.
Observation
Point sur une trace.
Géodésique
Ligne tracée sur une sphère. Une ligne géodésique tracée sur le globe représente la courbure de la géoïde de la Terre.
Planaire
Distance en ligne droite mesurée sur une surface plane (c’est-à-dire un plan cartésien). Elle est également appelée distance euclidienne.
Instant
Moment unique dans le temps représenté par une heure de début, mais pas d’heure de fin.
Intervalle
Durée représentée par une heure de début et une heure de fin.
Les résultats sont des entités ponctuelles représentant des instants dans le temps ou des entités surfaciques qui correspondent à un intervalle dans le temps. Le début et la fin de l’intervalle sont déterminés par l’heure de la première entité et l’heure de la dernière entité dans une stabilisation.
Les entités non temporelles sont exclues de l’analyse.
Les emplacements d’arrêt ne peuvent être détectés que dans les pistes comportant plusieurs entités.
Les localisations d’arrêt sont déterminées grâce aux valeurs de temps (paramètre Time Tolerance (Tolérance temporelle)) et de distance (paramètre Distance Tolerance (Tolérance de distance)). Tout d’abord, l’outil affecte des entités à une piste à l’aide d’un identifiant unique. L’ordre des pistes dépend des données temporelles des entités. La distance entre la première observation dans une piste et la suivante est ensuite calculée. Les entités sont considérées comme faisant partie d’un arrêt si deux points temporellement consécutifs restent dans un rayon indiqué par la distance donnée pendant au moins la durée spécifiée. Lorsque deux entités sont détectées comme appartenant à une stabilisation, la première entité est utilisée comme point de référence et l’outil recherche les entités consécutives se trouvant dans le rayon spécifié par la distance donnée du point de référence dans la stabilisation. Une fois que toutes les entités situées dans ce rayon ont été détectées, l’outil collecte les entités d’arrêt et calcule leur centre moyen. Les entités situées avant et après l’arrêt en cours sont ajoutées à ce dernier si elles se situent dans le rayon indiqué par le distance spécifiée par rapport au centre moyen de l’emplacement d’arrêt. Ce traitement continue jusqu’à la fin de la piste.
Vous pouvez spécifier un ou plusieurs champs pour identifier des traces. Les pistes sont représentées par un ou plusieurs champs de piste.
Par défaut, les emplacements de stabilisation sont créés avec une méthode géodésique pour le calcul des distances. Il est recommandé d’utiliser une distance géodésique dans les cas suivants :
Les pistes croisent la ligne de changement de date : si vous utilisez la méthode géodésique, les couches en entrée qui croisent la ligne de changement de date comportent des pistes qui croisent correctement la ligne de changement de date. Il s’agit de l’option par défaut. La couche en entrée ou la référence spatiale de traitement doit être définie sur une référence spatiale qui prend en charge le bouclage de la ligne internationale de changement de date, comme une projection globale de type World Cylindrical Equal Area.
Le jeu de données n’est pas dans une projection locale : si vos données en entrée sont dans une projection locale, utilisez la méthode de calcul de distance planaire. Vous pouvez ainsi faire appel à la méthode planaire pour examiner les localisations d’arrêt au sein d’un seul État. La couche en entrée ou votre référence spatiale de traitement doit être définie comme une référence spatiale locale pour le jeu de données.
Les emplacements de stabilisation en sortie peuvent être représentés de quatre façons. Le tableau suivant indique un exemple de chacune de ces représentations :
Option du paramètre Output Type (Type en sortie)
Description
Exemple
All features (Toutes les entités)
Chaque entité est renvoyée. Les entités obtenues sont de type Instantané.
Les entités qui appartiennent à une stabilisation sont renvoyées en bleu. Les entités qui n’appartiennent pas à une stabilisation sont renvoyées en gris.
Seule une statistique de total est calculée pour ce type de sortie. Le total représente le nombre d’entités appartenant à une stabilisation unique. Les entités qui n’appartiennent pas à un arrêt affichent un total de 0.

Dwell features (Entités d’arrêt)
Seules les entités faisant partie d’un arrêt sont renvoyées. Les entités obtenues sont de type Instantané.
Seule une statistique de total est calculée pour ce type de sortie. Le total représente le nombre d’entités appartenant à une stabilisation unique.

Mean centers (Centres moyens)
Chaque arrêt renvoie un point unique qui représente le centre moyen de l’arrêt en distance et en temps. Les entités obtenues sont de type Intervalle.
Le nombre total d’entités de l’arrêt est toujours calculé. Vous pouvez calculer en option les statistiques sur ce type d’entité de stabilisation. Par défaut, aucune statistique n’est calculée.

Convex hulls (Enveloppes convexes)
Chaque arrêt est représenté par une enveloppe convexe des entités d’arrêt. Les entités obtenues sont de type Intervalle.
Le nombre total d’entités de l’arrêt est toujours calculé. Vous pouvez calculer en option les statistiques sur ce type d’entité de stabilisation. Par défaut, aucune statistique n’est calculée.

Outre les champs de la couche en entrée et les résumés statistiques spécifiés, les champs suivants sont inclus dans toutes les entités en sortie :
Nom du champ
Description
countNombre d’entités figurant dans l’arrêt
dwellidID unique de l’arrêt auquel l’entité appartient
meanxValeur moyenne des coordonnées x qui constituent l’arrêt
meanyValeur moyenne des coordonnées y qui constituent l’arrêt
meandistanceDistance moyenne entre des points consécutifs à une localisation d’arrêt
dwelldurationDurée, en millisecondes, entre la première et la dernière observation de la localisation d’arrêt
instant_datetimeInstant de la création de chaque entité lorsque le type en sortie est Dwell features (Entités d’arrêt), Mean centers (Centres moyens) ou All features (Toutes les entités)
start_datetimeHeure de début de la création lorsque le type en sortie est Convex hulls (Enveloppes convexes)
end_datetimeHeure de fin de la création lorsque le type en sortie est Convex hulls (Enveloppes convexes)
Si le type en sortie est All features (Toutes les entités), les champs décrits ci-dessus sont calculés dans les valeurs se rapportant à un arrêt. Les résultats qui ne font partie d’aucun arrêt renvoient une valeur 0 pour le champ
count, la valeur temporelle de l’entité en entrée pour le champinstant_datetimeet la valeur nulle pour tous les autres champs.Lors du calcul de l’enveloppe convexe, si une localisation d’arrêt est complètement stationnaire (une localisation unique) ou composé de deux points uniques, une petite valeur basée sur la tolérance de la référence spatiale utilisée dans une analyse est employée comme largeur, hauteur ou diamètre de création de polygones en sortie au lieu d’enveloppes convexes. Ces polygones sont utilisés pour visualisation et ne représentent pas l’étendue spatiale de la stabilisation. Des exemples de ces situations sont décrits dans le tableau suivant :
Cas en entrée
Description
Exemple
Coïncident (un point spatialement unique)
Si les entités en entrée sont empilées (coïncidentes), l’enveloppe convexe obtenue est un polygone non valide.
Dans cet exemple, les entités en entrée coïncidentes sont représentées par le point rouge au centre du polygone jaune. Le polygone jaune représente le résultat de l’enveloppe convexe pour les points coïncidents. Le polygone bleu montre ce à quoi ressemble une véritable enveloppe convexe lorsque quatre points non coïncidents figurent à une seule localisation d’arrêt.

Colinéarité (deux points spatialement uniques)
Si les entités en entrée se trouvent sur une ligne (généralement avec deux points spatialement uniques), l’enveloppe convexe obtenue est un polygone non valide.
Dans cet exemple, les points colinéaires sont représentés par des points rouges dans le polygone jaune. Le polygone jaune représente le résultat de l’enveloppe convexe en sortie pour les points colinéaires.

Fractionnez les pistes à l’aide du paramètre Time Boundary Split (Fraction de limite temporelle). Ces segments effectuent un suivi selon un intervalle défini. Par exemple, si vous définissez le paramètre Time Boundary Reference (Référence de la limite temporelle) sur une journée, avec un début le 1er janvier 1990 à 9 h 00, chaque trace est tronquée à 9 h 00 tous les jours. Ce fractionnement accélère le calcul en générant de plus petites traces à analyser. S’il est pertinent pour l’analyse de fractionner selon une limite temporelle récurrente, cela est recommandé pour le traitement de Big Data.
Lors du choix des paramètres pour calculer les emplacements de stabilisation, pensez au type d’observation et à l’échelle de stabilisation que vous souhaitez trouver. Voici quelques exemples de modification des paramètres de recherche d’arrêts dans des données de mouvement :
Des entités navire possèdent les champs
vesselIDettripID.Utilisez les champs
vesselIDettripIDcomme identifiants si vous souhaitez calculer des localisations d’arrêt le long d’autres itinéraires.Utilisez une tolérance temporelle d’une heure et une tolérance de distance d’un mile nautique pour découvrir où restent les navires dans un mile nautique pendant au moins une heure.
Les traceurs d’animaux disposent des champs
animalID.Utilisez le champ
animalIDen tant qu’identifiant pour comparer les localisations d’arrêt d’animaux spécifiques.Pour déterminer la plage d’un animal, utilisez une tolérance temporelle de 3 jours et une tolérance de distance de 16 kilomètres pour identifier les habitats représentatifs des animaux.
Pour réduire la zone d’intérêt, utilisez une tolérance temporelle de 2 heures et une tolérance de distance de 100 mètres.
Vous pouvez améliorer les performances de l’outil Find Dwell Locations (Rechercher les localisations d’arrêt) de l’une des manières suivantes :
Définissez l’environnement d’étendue de manière à n’analyser que les données présentant un intérêt.
Générez les résultats en sortie en tant que valeurs Dwell features (Entités d’arrêt) ou Mean centers (Centres moyens).
Subdivisez les pistes autant que possible en ajoutant des entrées Track Field (Champ de suivi).
Utilisez la méthode planaire pour le calcul de distance lieu de la méthode géodésique.
Fractionnez les pistes à l’aide du paramètre Time Boundary Split (Fraction de limite temporelle).
Utilisez les données locales de l’environnement d’exécution de l’analyse.
Cet outil de géotraitement est optimisé par ArcGIS GeoAnalytics Server. L’analyse est réalisée dans GeoAnalytics Server et les résultats sont stockés dans votre contenu dans ArcGIS Enterprise.
Lorsque vous exécutez des outils GeoAnalytics Server, l’analyse est effectuée dans GeoAnalytics Server. Pour des performances optimales, GeoAnalytics Server doit pouvoir accéder aux données via les couches d’entités hébergées sur votre portail ArcGIS Enterprise ou les partages de fichiers Big Data. Les données qui ne se trouvent pas localement dans GeoAnalytics Server sont transférées dans GeoAnalytics Server avant l’analyse. Autrement dit, l’exécution d’un outil prendra plus de temps et, dans certains cas, le transfert des données depuis ArcGIS Pro vers GeoAnalytics Server peut échouer. Le seuil d’échec dépend aussi bien des débits du réseau que de la taille et de la complexité des données. Il est recommandé de toujours partager les données ou de créer un partage de fichiers Big Data.
En savoir plus sur le partage de données sur votre portail
En savoir plus sur la création d’un partage de fichiers Big Data via ArcGIS Server Manager
Paramètres
| Etiqueter | Explication | Type de données |
|---|---|---|
|
Entités en entrée |
Traces ponctuelles dans lesquelles rechercher les arrêts. L’entrée doit être une couche temporelle comportant des entités qui représentent des instants dans le temps. |
Feature Set |
|
Jeu de données en sortie |
Nom du service d’entités en sortie. |
String |
|
Champs de piste |
Un ou plusieurs champs utilisés pour identifier des traces uniques. |
Field |
|
Méthode de calcul de distance |
Indique le mode de calcul des distances entre les entités d’arrêt.
|
String |
|
Distance Tolerance (Tolérance de distance) |
Distance maximale entre des points pour qu’ils soient considérés comme étant un seul emplacement de stabilisation. |
Linear Unit |
|
Tolérance temporelle |
Durée minimale pour qu’ils soient considérés comme étant un seul emplacement de stabilisation. La durée et la distance sont considérées lors de la recherche de stabilisations. Utilisez le paramètre Distance Tolerance (Tolérance de distance) pour spécifier une distance. |
Time Unit |
|
Type en sortie |
Indique le mode de génération des entités d’arrêt en sortie.
|
String |
|
Résumés statistiques (Facultatif) |
Statistiques qui seront calculées sur les champs spécifiés. Colonnes de la table de valeurs :
|
Value Table |
|
Stockage des données (Facultatif) |
Spécifie l’instance ArcGIS Data Store dans laquelle la sortie sera stockée. Tous les résultats stockés dans un spatiotemporal Big Data store seront stockés dans le système de coordonnées WGS84. Les résultats stockés dans un relational data store conservent leur système de coordonnées.
|
String |
|
Fractionnement de limite temporelle (Facultatif) |
Période dans laquelle fractionner les données en entrée pour analyse. Une limite temporelle vous permet d’analyser des valeurs dans une période temporelle définie. Par exemple, si vous utilisez une limite temporelle de 1 jour et que vous définissez la référence de limite temporelle au 1er janvier 1980, les traces seront fractionnées au début de chaque jour. |
Time Unit |
|
Référence de limite temporelle (Facultatif) |
Référence temporelle dans laquelle fractionner les données en entrée pour analyse. Les limites temporelles seront créées pour toute la plage des données et il n’est pas nécessaire que la référence temporelle se situe au début. Si aucune référence temporelle n’est indiquée, le 1er janvier 1970 est utilisé. |
Date |
Sortie dérivée
| Etiqueter | Explication | Type de données |
|---|---|---|
|
Classe d’entités en sortie |
Emplacements d’arrêt du polygone ou du point en sortie. |
Record Set |
Environnements
Système de coordonnées en sortie, Etendue, Espace de travail courant
Cas particuliers
- Système de coordonnées en sortie
-
Système de coordonnées qui sera utilisé pour l’analyse. L’analyse sera réalisée dans le système de coordonnées en entrée, à moins que ce paramètre en spécifie un autre. Pour les outils GeoAnalytics, les résultats finaux sont stockés dans le stockage des données spatio-temporelles dans WGS84.
Informations de licence
- Basic: Requiert ArcGIS GeoAnalytics Server
Disponible avec ArcGIS Enterprise 10.8 - Standard: Requiert ArcGIS GeoAnalytics Server
Disponible avec ArcGIS Enterprise 10.8 - Advanced: Requiert ArcGIS GeoAnalytics Server
Disponible avec ArcGIS Enterprise 10.8
Rubriques connexes
- [Vue d’ensemble du jeu d’outils Rechercher des localisations] (an-overview-of-the-find-locations-toolset.md)
- Rechercher un outil de géotraitement